Entretien réalisé par Mamaa Touré

Du haut de la trentaine, d’une noirceur d’ébène, le sourire éclatant dans une voix posée, Sokhna Fatou Kiné Sy, la présidente du groupement féminin “ATARAH” revient sur le lancement des activités “des femmes dévouées pour la cause”. Cet événement phare tenu le weekend dernier au Grand Théâtre de Dakar a vu la présence de plus de 1800 participants venus de différents coins du Sénégal et de la Diaspora. Au terme de cette rencontre, Mme Fatima Sy a trouvé le temps d’échanger avec Sudactu. Entretien exclusif !

Madame Sy, l’événement marquant du week-end dernier reste sans doute la soirée organisée par votre groupement féminin « ATARAH » au grand théâtre de Dakar. Pouvez-vous nous parler de cette association ?

“ATARAH” est un groupement qui compte mettre en œuvre des programmes caritatifs pour les communautés en situation de détresse. Son objectif principal est de créer un système de solidarité et d’entraide. Conscientes de l’importance de l’action sociale, nous nous sommes engagées pour offrir de nouvelles opportunités de vie meilleure aux personnes démunies, surtout aux femmes. Nous voulons également les assister dans tous les domaines à travers lesquelles elles s’activent.

Vous avez comme slogan « les femmes dévouées pour la cause ». Justement comment se traduit ce dévouement ?

Au fait, nous souhaitons être des actrices de changement et non des spectatrices. Ce qui traduit pour le mieux notre engagement à être des femmes de développement, des femmes de valeurs surtout, parce que nous avons été à la bonne école. Celle qui nous a forgé sur le plan spirituel, social, tout en nous enseignant des valeurs comme le dévouement aux causes nobles, notamment l’entraide.

Au Sénégal, on constate qu’il y a un frein au leadership féminin. Êtes vous si optimistes quant à l’atteinte de vos objectifs en tant que nouveau mouvement qui a pour ambition de changer cette donne ?

Effectivement ! Comme vous le constatez, il n’est pas facile de se frayer un chemin pour se hisser dans une société comme la nôtre. Surtout en tant que femme, les obstacles sont nombreux. Ce, sans même parler de ceux liés à la mentalité collective qui, parfois, réduit la femme à une simple personne dont la position doit être reléguée au second plan dans la vie sociale, politique, et économique. Cependant, au niveau de “ATARAH” nous aimons les défis. Et avec cette ferveur dans laquelle nous nous activons, je suis très optimiste quant à l’avenir de notre organisation féminine ainsi que la réalisation de ses objectifs. La grande mobilisation des femmes lors du lancement, le weekend dernier, de nos activités, est d’ailleurs une illustration en ce sens.

Pour revenir à cet événement, il a été noté aussi sa coïncidence avec l’anniversaire du responsable moral des mouchtarchidines en l’occurrence Serigne Moustapha Sy que vous avez célébré en grande pompe. Quel lien “ATARAH” entretient-il avec le mouvement mouchtarchidine ?

Comme je l’ai précisé, notre association œuvre dans le social et le soutien aux femmes dévouées. Donc c’est l’occasion aussi pour nous de rendre un hommage à la communauté des Mouchtarchidines qui a joué un rôle déterminant dans la formation de la plupart de nos membres. Par ailleurs, les programmes que nous déroulons, devraient réaliser la large vision du mouvement moustarchidine par des actions concrètes sans distinction de religions, de confréries, d’ethnies, ni d’appartenance idéologique ou politique.

Au Sénégal, il est rare de voir une fille d’un guide religieux s’afficher au devant de la scène. Vous, en tant que fille du responsable moral des Mouchtarchidines, qu’est ce qui motive votre engagement auprès de la gent féminin ?

Qui connait Serigne Moustapha Sy sait que c’est un leader qui s’est toujours engagé aux côtés des populations pour apporter des solutions aux maux qui gangrènent la société. Et, cela c’est depuis plus d’une quarantaine d’années. Il n’a pas seulement été présent aux côtés des sénégalais mais il a œuvré pour l’humanité toute entière dans le domaine politique, culturel, économique mais surtout social. Je suis effectivement sa fille mais je me considère comme son plus fervent disciple. Donc pour moi, il n’y a pas meilleur moyen pour montrer mon engagement sincère envers mon guide et apporter ma pierre à l’édifice de ce noble projet de société. En plus, ma conviction est que pour atténuer la souffrance humaine, il est primordial de mettre en avant la solidarité et l’entraide sous toutes ses formes. Je suis une femme, je suis une croyante, je suis surtout grandement dévouée pour la Cause !

Quelles sont les perspectives de votre organisation féminine dans les années à venir ?

Nous avons un programme à dérouler dans le court, le moyen et le long terme. Suivez-nous et nous vous promettons une belle aventure avec “ATARAH” . Le chemin sera certes long mais nous nous efforcerons de balayer tous les obstacles. Inchallah !

1 COMMENTAIRE

  1. MachaAllah Sokhna Sy Yalna Yalla motali lèp woolou nagne sa diom Yalna Yalla nagnou woolou sounou bop ba Meune la diapalé inchaAllah

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